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lunes, 30 de marzo de 2015

Les camps d’Afrique du Nord

 
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24 aout 1944 - 8 février 2015 Marie Rafaneau
À l’origine, les camps d’Afrique du Nord ne sont pas à proprement parlé des camps répressifs mais, très vite la situation va se dégrader. Le dénuement des premiers temps, responsable de situations difficiles, n’a pas le temps de s’améliorer. Très vite, ces camps vont glisser d’une logique d’enfermement à celle d’une mise au travail forcé des internés, pour finalement s’inscrire, sous le gouvernement de Vichy, dans une logique de répression et d’exclusion.

Lorsqu’en mars 1939, les derniers évacués de la zone sud-est de l’Espagne, qui ont cherché refuge en Afrique du Nord, atteignent les côtes du Maghreb, la situation qu’ils rencontrent rappelle celle vécue, au début de l’année, par les exilés de la Retirada. L’improvisation est toujours là, mais, plus que partout ailleurs, l’ambiance générale leur est encore plus défavorable, car si, comme en métropole, la population, en particulier, celle d’origine espagnole, reste très divisée, les autorités ne cachent pas leur haine des « rouges ».
 
Créés pour y interner les combattants des derniers évacués de la zone sud-est de l’Espagne, de l’ordre de 10 à 12 000 réfugiés, composés essentiellement de militants et de cadres de l’administration, qui ont pu s’embarquer avant l’arrivée des troupes Italiennes et franquistes, les camps d’Afrique du Nord sont d’autant plus improvisés et dépourvus d’installations, que les autorités ont été rétives à leur ouverture.
 
L’arrivée de ces quelques milliers de « rouges » est loin d’être appréciée. Leur séjour est d’autant plus redouté que, dans leur grande majorité, ils sont très politisés. Toutefois, l’accueil va être variable en fonction du lieu où les bateaux accostent.

 En Tunisie et au Maroc (limité en raison de la proximité du territoire sous contrôle franquiste), les exilés vont généralement bénéficier d’une plus grande liberté que ceux arrivés en Algérie, en particulier, dans l’Oranie où la prédominance d’une colonie d’origine espagnole, fait craindre à la fois une « hispanisation » de la région et l’émergence de conflits entre pro républicains et pro nationalistes. Ainsi à Oran, où la municipalité va fêter la victoire nationaliste, les autorités vont tout faire pour éviter leur débarquement et, faute de mieux, les évacuer au plus vite vers d’autres régions.
 
Après des mises en quarantaine variables, les civils sont provisoirement abrités dans des centres d’accueil improvisés (ancienne prison civile d’Oran, anciens docks et marabouts installés sur le port, à Ravin blanc, réservés aux hommes) ou évacués vers des centres d’hébergement plus éloignés.

Excepté Ben Chicao, la plupart de ces centres sont situés dans la région d’Orléansville. Les plus importants : Carnot plutôt réservé aux regroupements familiaux dont les conditions sont légèrement meilleures, et Beni Hindel (Molière) destinés aux femmes et aux enfants. L’improvisation constatée quelques mois plus tôt en métropole est également à l’ordre du jour. En revanche, l’absence de réquisitions de locaux pour des hébergements collectifs, obligent les autorités à recourir aux installations militaires, d’où l’importance de réfugiés placés dans des camps sous contrôle militaire par rapport aux centres d’hébergement sous administration civile. [1]
 
En règle générale, les conditions de vie et d’hygiène sont déplorables. Compte tenu de la fréquence des situations d’insalubrité régulièrement dénoncées, les réfugiés sont déplacés de centres en centres dans des conditions également difficiles et pour un résultat nul car ces mouvements ne résolvent rien.
Toutefois, ces conditions aussi pénibles soient-elles, n’ont rien de comparables avec celles des camps d’internement.
 
Parmi ces camps, [2], Cherchell où sont dirigés en priorité les intellectuels et les francs-maçons, et à l’écart des villes, ceux réservés aux miliciens : Relizane (ancienne caserne dans la région de Mostaganem) et au sud d’Alger (Blida) le camp Morand près de Boghari qui abrite quelques 3 000 internés au début de l’été 1939 et le camp Suzzoni à Boghar. Dans ces deux derniers camps, souvent regroupés sous le même nom de « camp de Boghar », les conditions de vie sont plus dures que partout ailleurs en raison notamment d’une surpopulation, et d’un régime d’austérité aggravé par les conditions climatiques.
 
En mai 1939, un rapport du CICIAER (Comité International de Coordination et d’Information pour l’Aide à l’Espagne Républicaine) mentionne : « ils manquent de tout… Avec la chaleur, cela nous permet d’affirmer que pas un homme ne pourra résister dans ces conditions. Ils sont voués au désespoir, à la maladie et à la mort ». [3]
 
Avec l’entrée en guerre, ces camps vont progressivement se militariser, les quelques civils internés à Boghar vont être dirigés vers Cherchell, et ceux de Relizane vers l’ancienne prison d’Oran. À Boghar, les miliciens maintenus sur place sont bientôt rejoints par les suspects de subversion, en particulier les communistes après le pacte germano-soviétique. Pour mieux les contrôler des mesures spécifiques sont prises touchant à la fois à la militarisation des camps et dès l’été 1939 à l’organisation des premières compagnies de travailleurs.
 
Les Compagnie de travailleurs étrangers (CTE) en Afrique du Nord
En avril 1940, ils sont environ 2 500 dans les CTE pour toute l’Afrique du Nord. En Algérie, ils sont surtout utilisés pour la réfection des routes, l’extraction du charbon dans les mines de Kenadza et la construction du « transsaharien » (voie ferrée qui devait relier l’Afrique du nord [Colomb-Béchar] à l’Afrique occidentale [Niger-Mali]). Perdu en plein désert, ce chantier, commencé lors de la Première Guerre mondiale qui a cessé en 1918 avec le rapatriement des prisonniers allemands, peut être repris grâce à l’utilisation de ces nouveaux esclaves. Les conditions, déjà terribles, ne vont cesser de s’aggraver. Logés dans des marabouts, ces travailleurs forcés vont faire rapidement connaissance avec les calamités naturelles de la région : les variations thermiques, le sirocco, ce vent chaud chargé de sable qui peut devenir une véritable torture, les habitants du désert parmi lesquels les scorpions, les serpents, les araignées... et la soif épanchée dans le meilleur des cas par une eau fétide et chaude ! C’est là que commencent les dysenteries, les crises de paludisme, les diarrhées... Cayetano Zaplana se souvient de ces cris, déchirant la nuit, des malades qui vont aux tinettes, où ils se font dévorer par les mouches. [4]
 
Même les punitions surpassent celles de la métropole. Ici, le cuadrilátero consiste en un espace au-dessus duquel on tend une toile à environ trente centimètres du sol. Dans cette fournaise, le puni peut être maintenu plusieurs jours ! Et toujours la faim et la soif ! Et pas la moindre lueur d’espoir de fuir cet enfer, car celui qui parvient à éviter les fléaux naturels du désert ne peut se soustraire à la vigilance des horribles goumiers à la solde de l’armée française, qui, plus rapides que l’éclair, pourchassent les évadés et les livrent contre une misérable récompense.
 
Pourtant, le pire reste à venir. Sous le gouvernement de Vichy, les CTE sont transformées en GTE (groupement de travailleurs étrangers), véritables bagnes conçus dans une logique d’exclusion. Commence alors une nouvelle génération de camps où les conditions sont cette fois criminelles. Les Espagnols ne sont plus les seules victimes. Leurs rangs vont se grossir des punis des camps de métropole, des opposants et des victimes du régime de Vichy. Les fascistes notoires, tant civils que militaires, qui, le 29 mars 1939, saluaient la victoire franquiste, vont pouvoir assouvir leur haine des « rouges », sans aucune retenue.
 
Toute l’Afrique du Nord a abrité des camps. Il y en a eu en Tunisie : El Guettar, Gafsa ; au Maroc : Bou-Arfa, Ain-el-Ourak, Settat, Tandrara (plutôt réservé aux internés juifs), Méridja (chantiers des mines de charbon de Djerada et du transsaharien qui prend le nom de « Méditerranée-Niger ») à la frontière Algéro-Tunisienne, mais les principaux et les plus nombreux étaient en Algérie. Outre ceux de la première période, citons les plus tristement connus : Oued-Akrouch, Berrouhaghia, Colomb-Béchar, Djelfa ; les terribles prisons de Maison carrée à Alger et surtout du fort Caffarelli, et les camps disciplinaires dont celui d’Hadjerat M’Guil, dans le Sud algérien, où sont envoyés les détenus qui se rebellent. À la fin de la guerre, les responsables de ce dernier camp seront jugés et exécutés comme tortionnaires, ayant pratiqué des méthodes dignes d’un camp nazi.
Notes
[1] Ces centres seront fermés dès le 1er mai 1940 après incorporation des hommes internés dans les CTE.
[2] Sur les camps en Afrique du Nord, voir :
- Anne Charaudeau, L’exil républicain espagnol : les camps de réfugiés politiques en Afrique du Nord, in Italiens et Espagnols en France 1938-1946, colloque international, Paris, CNRS, 28-29 novembre 1991, sous la direction de Pierre Milza et Denis Peschanski.
- Andrée Bachoud, Bernard Sicot (coord.), Sables d’exil : Les républicains espagnols dans les camps d’internement au Maghreb 1939-1945, ouvrage collectif in Exils et migrations ibériques au XXe siècle n° 3 nouvelle série (BDIC/CERMI/CRIIA), Perpignan, éd. Mare Nostrum, 2009.
[3] Rapport du docteur Weissman-Netter in Deux missions internationales visitent les camps de réfugiés espagnols (mai 1939), Paris, CICIAER, 1939.
[4] Cayetano Zaplana, Recuerdos de ayer, témoignage recueilli le 15 septembre 1988 par le CIRA (Centre international de recherche sur l’anarchisme), de Marseille. Voir bulletin du CIRA n° 29-30, février 1989, Pépita Carpena, Daniel Dupuy, Antonio Téllez, Les Anarchistes espagnols dans la tourmente, 1939-1945.

jueves, 15 de mayo de 2014

Pérez Ortiz - Militar, cautivo y alcalde republicano de Ceuta


El Faro Digital.es - Francisco Sánchez Montoya 11/5/14
El teniente coronel Eduardo Pérez Ortiz, guarda una vida llena de luchas y aventuras. Batalló en Cuba y Puerto Rico y en 1921 fue capturado en Monte Arruit permaneciendo 18 meses cautivo por las tropas del Rif.

En septiembre de 1929 causó baja en el Ejército, por haber cumplido la edad reglamentaria. Estableciéndose en Ceuta, donde vivía uno de sus hijos, Eduardo Pérez Alemany, propietario de la fábrica de licores “Punta Almina”, en la calle Juan I de Portugal. Posteriormente este coronel se presentó en 1931 como candidato a las elecciones municipales junto las siglas de la Conjunción Republicano-Socialista. Obteniendo el acta de concejal. Fue junto al médico Sánchez Prado el candidato que obtuvo mayor número de votos. Siendo elegido primer teniente de alcalde y posteriormente alcalde, el 13 de octubre de 1931.

 Eduardo Pérez Ortiz nació en la población burgalesa de Miranda de Ebro, el 1 de septiembre de 1865. Fue un asiduo colaborador del diario madrileño “La Correspondencia Militar” y de “El Popular de Melilla”. Durante su etapa como alcalde de Ceuta desarrolló una gran actividad y proyectos. Como la inauguración en los Jardines de Rosende, en las Puertas del Campo, un busto al capitán Fermín Galán, líder republicano sublevado en Jaca y fusilado en Huesca en diciembre de 1930.

Fue Pérez Ortiz un personaje con honda trascendencia histórica. Tras ser capturado por los independentistas rifeños en 1921 estuvo 18 meses en cautiverio. Tras su liberación “La Correspondencia Militar” escribió: “Entre los cautivos que lograron el sábado la anhelada liberación figura el teniente coronel de Infantería don Eduardo Pérez Ortiz, espíritu valiente, decidido, rebelde y batallador contra la rutina de los procedimientos tácticos y orgánicos y contra el anquilosamiento de los estatutos por inercia en la actividad y persistencia en los métodos. Desde estas columnas, con el brío pujante de su razonador estilo, con el bagaje científico de su vasta cultura, con la firme persuasión de un convencido, fue apóstol de precisas innovaciones. Su voz, como la nuestra, no halló donde lo precisaba eco... que él con fervor tanto solicitara de continuo, fue apresado, luego de sufrir rudo asedio en Monte Arruit... El teniente coronel Pérez Ortiz no tiene en el expediente Picasso, ni fuera de él, el menor asomo de responsabilidad por su proceder entonces, antes al contrario, su actuación serena y bizarra. Al llegar este momento, por nosotros tan deseado de pisar Pérez Ortiz y sus compañeros de cautiverio la tierra de la Patria…”

En un magnífico articulo escrito por Juan Diez Sánchez, nos describe sus numerosas recompensas. En los postreros momentos de la presencia española en Cuba, recibió una mención honorífica y dos cruces de primera clase del Mérito Militar, con distintivo rojo. Así como la genérica Medalla de Cuba. Terminado el conflicto antillano, las enseñanzas obtenidas en él las plasmó en la obra “Guerra de partidas”, un excelente trabajo reconocido con una mención honorífica. Más tarde, en los años 1909 y 1910, por unos nuevos trabajos: “Condiciones esenciales de una buena Infantería para su aplicación eficaz en el combate en los tiempos actuales” y “Fuegos y formaciones en el combate de Infantería”, obtuvo la recompensa de una tercera y cuarta cruz de primera clase del Mérito Militar, esta vez con distintivo blanco.  También la Cruz de San Hermenegildo, Medallas de Alfonso XIII, Sitios de Zaragoza, de Melilla, Militar de Marruecos y de Sufrimiento por la Patria, ésta última por la penalidades sufridas en Axdir.

Plasmó sus vivencias en un libro
Poco tiempo después de su liberación, Eduardo Pérez Ortiz publicó un relató con sus vivencias, en el mes de julio de 1921, hasta su rescate en enero de 1923. Tituló esta obra “18 meses de cautiverio, de Annual a Monte-Arruit”. En el 2010 se publicó en interfolio una cuidada edición, con una magnífica introducción por parte de Jesús M. Sánchez, recomiendo para los interesados en estos temas su lectura. Entre otras cosas escribe… Une a su condición de militar vocacional el interés por el periodismo directo y sin concesiones; y de ambas facetas se nutre el testimonio que nos deja. Su participación en el Desastre de Annual y posterior cautiverio marcarían el resto de su vida convirtiendo su punto de vista en insustituible. Las ideas avanzadas de las que siempre hizo gala, y el interés por mejorar las condiciones de vida de sus conciudadanos le hacen entrar en política. Tras nuestra contienda, vivirá las estrecheces de la posguerra pero, con el tiempo, también llegará a percibir una cierta mejoría en las condiciones de vida de sus conciudadanos…”

Los sublevados en julio del 36 detienen a su hijo
En Ceuta, tras el golpe militar del 17 de julio de 1936, comienzan las detenciones de todo aquel que durante la Segunda República se hubiera distinguido en favor de ella. El hijo del que fuera alcalde de Ceuta, Eduardo Pérez Alemany fue detenido y trasladado al campo de concentración “El Mogote” en Tetuán, construido por los sublevados tras el golpe en la capital del Protectorado. Allí eran obligados a trabajar en su acondicionamiento, el citado centro de detención estaba junto a las ruinas que existen en las afueras de Tetuán “Tamuda”. Montaron unas grandes alambradas donde viviendo los reclusos en penosas tiendas donde intentaban descansar después del duro trabajo. Allí sería fusilado abril de 1937. En la documentación encontrada se reseña:  "Fallecido por disparos  de arma de fuego, al intentar fugarse del campo de concentración, donde se hallaba detenido".  

El campo de concentración tetuaní se encontraba bordeado por un río y en él casi todas las mañanas aparecían los cuerpos de los dirigentes políticos y sindicalistas detenidos. También varios ceutíes fueron ejecutados en este centro como el joven Ernesto Sastre Vallecillo y Ricardo González Guerrero, los dos formaban parte de las Juventudes del PSOE en Ceuta. El primero, de profesión panadero, estuvo durante varios días oculto en la azotea de la casa de sus padres, siendo descubierto y el otro joven trabajaba en las obras del puerto, intento huir pero fue apresado cerca de Tetuán.

 El hijo del Alcalde, pertenecía a la masonería ceutí en la logia  Hércules del que fue su fundador junto a Salomón Isaac Benlolo, Jacob Salomón Benoliel, Enrique Ordoño, Antonio Muñoz, Moisés Benhamú Benzaquén, Florencio Álvarez y Juan Romero.

Muchos dirigentes republicanos, en los primeros días del golpe al observar la represión que se estaba llevando a cabo intentan huir.  Una de las personas mas buscadas tras la sublevación, fue que fuera presidente del PSOE en Ceuta y funcionario de telégrafos Rafael Jiménez Cazorla. Consiguió salir de la ciudad, en la tarde del 17 de julio junto al Ingenieros de la Junta de Obras del Puerto, Gustavo Piñuelas en el coche oficial.

Unas horas después sobre las once de la noche del 17 de julio, el teniente coronel Martínez Simancas, del Batallón de Cazadores del Serrallo nº 8, recibió la orden de Juan Yagüe, que tocase genérala y salieran las tropas a tomar la ciudad. Ingenieros se apostaron entre la Marina y los jardines de San Sebastián; el grupo del Serrallo en la zona del Recinto y calle Real hasta el mercado y allí se unía con el Tercio, que ya había dejado retenes en el barrio de la Almadraba y del Morro y soldados de Artillería ocupan el puente de la República, la plaza de África y la zona de la Muralla Real. Y las tropas de Regulares, al mando de los Capitanes Segarra y Mateo, tomaron la delegación del Gobierno. En la puerta tan sólo se encontraba el Jefe de Seguridad, teniente Tomás de Prada Granados, con una sección de guardias, el delegado, José Ruiz Flores, se encontraba en su despacho, al comprobar la disparidad de las fuerzas ordenó al Teniente quitar los guardias de la entrada y dejar entrar a las fuerzas atacantes, sin oponer resistencia alguna. Todos fueron detenidos y el Teniente de seguridad Tomás de Prada fue ejecutado en la madrugada del 15 de agosto de 1936, sin juicio. Tomando posesión de la   delegación del Gobierno el capitán Arjona. 

lunes, 27 de enero de 2014

"Puse Pedro Noda en el buscador y saltó eso"

Lapida del cementerio de Bretstein (Austria) con los nombres de cinco
republicanos muertos en este campo de exterminio nazi. / EFE
Un joven español descubre la fosa común donde descansa su abuelo gracias al trabajo publicado en Internet por unos universitarios austriacos
ELPAIS.es /  Madrid / Viena 6 marzo 2005 -
Parece una historia sacada del cine, como aquella película de Ken Loach, Tierra y libertad, en la que una joven británica abre un baúl y descubre que su abuelo luchó junto a los comunistas en la guerra civil española. Pero han pasado casi 10 años desde que se rodó el filme y, en la era de las nuevas tecnologías, el baúl donde buscar retazos de la historia familiar se llama Internet. Y lo más curioso es que puedes encontrar sin buscar, sólo por casualidad. Precisamente esto le pasó a un joven canario, Pedro Noda. Hace dos meses, escribió su nombre en un buscador y halló un trabajo publicado por un grupo de universitarios austriacos, en el que cuentan que su abuelo, un republicano huido de España que cayó en manos de los nazis, está enterrado en la fosa común del campo de trabajo externo de Bretstein, perteneciente a Mauthausen. Seis décadas después de la liberación de este campo, la familia de Noda conoce por fin qué fue de su abuelo.

El pasado mes de enero, Pedro Noda, de 29 años, encontró por azar en un buscador de la red una parte de su pasado, al indagar sobre el resultado de un partido de balonmano del equipo en el que juega, el San José Obrero de Lanzarote. "Puse Pedro Noda y saltó eso", asegura aún con cierto estupor al explicar cómo encontró la información sobre la tumba de su abuelo, Pedro Noda de la Cruz, asesinado en el campo de trabajo externo de Bretstein, perteneciente a Mauthausen. En ese remoto lugar de la región austríaca de Estiria lucharon por sobrevivir unos 250 republicanos españoles, clasificados en la letal terminología nazi como apátridas y enemigos del Reich.

"Más o menos, sabíamos que había muerto"
"Estalla la guerra civil y mi abuelo es republicano; al acabar la guerra tiene que salir huyendo, era pescador y embarca a África. Más o menos, sabíamos que al final había muerto porque mi abuela llegó a cobrar una paga de viudedad de Alemania", relata Noda, para detallar que sólo conservan una fotografía de él. El bello paisaje alpino de Bretstein hizo de cárcel de hielo para esos presos, una pieza más del drama colectivo del Holocausto que no habría sido rescatado del desván de la historia de no ser por la tenacidad de Eva Feenstra, una profesora de español de la Universidad de Graz. Los pormenores de la ubicación del campo, hasta hace poco desconocido, parecen propios de una novela: un profesor de religión de la localidad de Bretstein, Franz Stuhlpfarrer, desempolva su existencia en 2002 y localiza a uno de los pocos que escaparon con vida, Eduardo Escot, que le facilita un croquis sobre su ubicación.

El Ayuntamiento toma conciencia de lo que allí sucedió, y con apoyo institucional, organiza un exposición y digna con una lápida la fosa común donde yacen al menos cinco prisioneros españoles, mientras Feenstra trata de hacer pública la historia de esos republicanos con ayuda de sus alumnos. "Empecé a darme cuenta de que, con una excepción, seguramente ninguna de las familias supo jamás dónde estaba enterrado su hermano, padre, hijo. Por lo tanto, decidí que había que hacer algo para dar a conocer el nombre de esos cinco hombres", explica Feenstra, originaria de Gran Canaria, pero residente en Austria desde hace dos décadas. Lo extraordinario de la historia es la existencia de la fosa común, en la que están enterrados cinco españoles aunque no se descarta que haya más, ya que las SS, en su minuciosa planificación de la muerte, devolvía los cadáveres a Mauthausen para ser incinerados.

Los republicanos españoles empezaron a sustituir a prisioneros de guerra franceses en Bretstein en el verano de 1941 con la misión de construir una carretera que facilitase el acceso a una granja de las SS. Se erigieron dos barracas para 300 internos, otras instalaciones para la treintena de miembros de las SS que los custodiaban y cinco torres de vigilancia para evitar fugas. Además del frío, del duro trabajo y las malas condiciones de vida, tuvieron que sobrellevar las humillaciones del kapo del campo y la primera víctima mortal se registró ya en noviembre de 1941. "Al parecer se produjeron varios intentos de fuga", relata Feenstra, quien explica que "en el primero, según cuentan, murió uno de los presos, pero también le costó el cargo al 'lagerführer', es decir, al jefe de las SS del comando.

Su cadáver, expuesto en el campo
El segundo intento fue descubierto en plenos preparativos y acarreó crueles represalias contra los responsables". "Es una de las historias que se ocultan tras los nombres de la lápida conmemorativa en el cementerio de Bretstein. Por lo que yo he leído, sospecho que el presunto cabecilla de la fuga planeada, Pedro Noda de la Cruz, de 28 años, fue brutalmente apaleado, atado a una carreta y arrastrado por todo el recinto hasta causarle la muerte. Su cadáver maltrecho fue expuesto en el campo en señal de amenaza y escarmiento", relata la profesora. "Los acontecimientos no sirvieron de escarmiento. La desesperación llevó a otro grupo a echarse al monte en otra ocasión. Fueron perseguidos, atrapados y ejecutados a disparos mientras huían por las montañas", detalla.

Entre los motivos de las repetidas fugas de los españoles estaba su creencia errónea de encontrarse en la región del Tirol, con la falsa esperanza de hallar Suiza, país neutral en la II Guerra Mundial, a pocos kilómetros. Cuando los primeros soldados estadounidenses liberaron Mauthausen el 5 de mayo de 1945, los supervivientes de ese campo de la muerte regresaron a sus países y fueron homenajeados como la memoria viva de la barbarie. Pero los españoles, vencidos y perseguidos, declarados apátridas por el régimen franquista, nunca tuvieron un país al que volver.

domingo, 12 de enero de 2014

La singladura del Stanbrook


José Micó Catalán* para Operació Stanbrook  8/1/14
Salvó la vida de más de 3.000 demócratas, en 1939, de las garras de Franco, al final de la República Española, que habían luchado contra la sublevación militar, totalitaria y fascista contra el Gobierno legalmente instituido. Esa emocionante aventura del Stanbrook fue totalmente escamoteada al conocimiento público del país durante los 40 años de duración de la ridícula y criminal “dictadurísima” del “Generalísimo”. La singladura se realizó a pesar de ser bombardeado el navío apenas salir del puerto de Alicante, donde se quedaron otros varios miles de excombatientes, que sí que sufrieron ese criminal tratamiento del bando rebelde, sin que hasta ahora hayan sido castigados los responsables de esos delitos que jurídicamente no prescriben.
 
Los evacuados en aquel carguero desembarcaron en la Argelia francesa, en Orán, donde la ira franquista no podía introducir su “guadaña”, ni convencer al país vecino de que se trataba de un desembarco de facinerosos españoles.
 
El porvenir de los pasajeros del STANBROOK fue muy vario: trabajaron en instalaciones ferroviarias, en condiciones desérticas, se alistaron en la Legión Extranjera francesa, aguantaron con diversos e inesperados trabajos, y finalmente, hasta fueron los primeros en iniciar la liberación de París de la ocupación nazi, subidos en tanques de guerra nominados con nombres de ciudades españolas. Desde su exilio precipitado, nuestras organizaciones clandestinas hicieron lo que pudieron para remediar las dificultades vitales que su situación reclamaba.
 
Ahora, en el próximo mes de marzo, compañeros que a lo mejor no llegaron a estar presentes en las fechas de esos héroes del exilio, unos imaginando a través de relatos su heroica vida, y otros que como yo mismo, lo supimos desde el primer momento, se han motivado tomando la resolución de recorrer la casi ya mítica singladura de aquel carguero, para aproximar en lo posible la evocación de aquellos trágicos momentos. Mi consideración para los compañeros que tuvieron la visión de la idea de que efectuando ese viaje, se renovaría el respeto y la admiración que aún sentimos por aquellos hombres y mujeres que decidieron ofrecer su vida antes que el sacrificio de sus ideales.
 
*José Micó Catalán
Diciembre del 2013
José Micó Catalan, metge pediatra, nascut en 1922. En estallar la guerra és un jove estudiant que ha acabat el batxillerat afiliat a la CNT. A finals de 1936 la família de Cipriano Mera,  s'instal·la a València, i la CNT li encomana al jove Micó, que li done classes particulars a Teresa, la dona i companya de Mera que,  com el dirigent anarquista, és d'orige ben humil i ha d'intervindre en actes públics. En 1946 acaba la carrera de medicina a València, a l'especialitat de pediatria. En 1973-74 treballa com a pediatra a l'hospital St. Joseph de Kitgum (Uganda). Forma part del grup fundacional del PSPV i de la USPV. En 1979, a les primeres eleccions municipals democràtiques és elegit regidor a l'Ajuntament de València pel PSPV (PSOE) on serà regidor de Sanitat. Com a regidor de Sanitat  "recrea"  El Instituto Médico Valenciano i crea les beques d'Investigació Dr. Peset. Posteriorment posa en marxa el Màster Internacional de Medicina Tropical de la Universitat de València. Des de 1996 és acadèmic corresponent de la Real Acadèmia de Medicina.  

martes, 31 de diciembre de 2013

Recuerdos del último artillero

Ángel Landa, en una fotografía del pasado febrero, cuando cumplió 97 años.

Ángel Landa, vizcaíno de Balmaseda exiliado en México, revive a sus 97 años su experiencia de la Guerra Civil con la flota republicana en el Mediterráneo

El País - Asís Ulla -  Bilbao 24 dic 2013 
El día en que se proclamó la Segunda República, Ángel Landa fue a clase en el colegio de los Maristas de Balmaseda. Hijo de Maximino Landa y María Sierra, no llegó a conocer a sus padres y se crió con sus hermanas mayores en el caserío de unos tíos. Con 16 años entró a trabajar en la fábrica de boinas La Encartada, con un jornal de 50 céntimos diarios. 

Las charlas con su cuñado Emeterio y la lectura diaria de El Liberal y de libros despertaron su conciencia política y se afilió a la UGT. Durante la revolución de octubre de 1934, Ángel y otros compañeros socialistas planificaron volar el puente de El Berrón para evitar la llegada de tropas desde Burgos a la zona minera vizcaína. “Llegada la hora, fuimos al puente”, relata. “Había que hacer un agujero grande en el centro para meter la dinamita. Estábamos en ello, cuando se oyó que alguien se acercaba del pueblo. Hubo disparos. Nos dispersamos y al día siguiente, la Guardia Civil hizo algunas detenciones. Ahí quedó todo”.

Para apartarse de la creciente violencia política, decidió alistarse en la Marina para hacer el servicio militar. El 7 de septiembre de 1935 ingresó en la base de Ferrol. Tras mes y medio de instrucción, fue destinado a la base de San Javier a una escuadrilla de hidroaviones Vickers. Por Navidad, solicitó un permiso para volver a casa. Esos 25 días fueron los últimos que pasó en Balmaseda, adonde no regresó hasta 36 años después.
La noche del 18 de julio de 1936, el corneta de San Javier llamó a formar a la tropa. “El oficial de radio nos reunió para decirnos que había recibido una alerta de Madrid dando poderes al personal para apoderarse de la base y encerrar a toda la oficialidad. El corneta tocó dos veces más, pero ninguno salió”. Los 32 oficiales rebeldes fueron después detenidos y posteriormente fusilados.

Durante la guerra estuvo embarcado como artillero en el acorazado Jaime I y los destructores Churruca y Ulloa. Con el primero, zarpó en febrero de 1937 rumbo a Almería, pero los continuos bombardeos de los Junkers alemanes aconsejaron regresar a Cartagena. Allí les aguardaba la tragedia. Mientras era reparado en el muelle, el 16 de junio el Jaime I sufrió una serie de explosiones, cuyo origen nunca se aclaró. “Yo volví a nacer aquel día”, recuerda Landa. “Aquello era un infierno por el repiqueteo continuo de las explosiones, acompañadas de largas llamaradas, como un volcán. Alrededor del buque se hallaban infinidad de cuerpos despedazados”.

Sobrevivió a la explosión del ‘Jaime I’ y a cuatro años de trabajos forzados en Argelia
La noche del 5 de marzo de 1938, embarcado entonces en el Ulloa, participó en el combate naval que acabó con el crucero franquista Baleares, hundido frente a las costas de Ibiza. Ese día, la flota republicana puso en fuga al Canarias y al Almirante Cervera, los otros dos colosos de la flota franquistas con base en Mallorca.

Más que las batallas, Ángel rememora con horror los bombardeos de la aviación enemiga. “Nada tan impresionante como resistir a pie firme, sobre la cubierta, un fuerte bombardeo en el espacio reducidísimo de una bahía como la de Cartagena”.

Antes del final de la guerra, el Ulloa realizó varias travesías de Cartagena a Barcelona con una preciosa carga: el tesoro del Banco de España. Hasta 200 cajas por viaje con barras de oro y plata. Los barcos zarpaban a las seis de la tarde y llegaban a Barcelona a las cuatro de la mañana para ocultar lo más posible la maniobra. Ángel participó en 11 de aquellas expediciones. “Cada vez que llegábamos y descargábamos las cajas, Hacienda nos daba un kilo de lentejas, otro de arroz, algunas latas de carne argentina y también latas de sardinas y tabaco Gener”.

Los últimos días de la guerra los pasó en el hospital, recuperándose de una herida en la pierna izquierda. De allí salió in extremis a primera hora del 5 de marzo de 1939 para embarcar en el Tramontana, un barco que contaba en su tripulación con muchos vascos, “todos conocidos míos”.

Si el grueso de la flota republicana de Cartagena puso rumbo al puerto tunecino de Bizerta, el Tramontana se dirigió a Orán (Argelia), para cargar carbón y seguir ruta hacia América. Las autoridades francesas lo impidieron. El buque quedó atracado en la base de Mers el Kebir y su tripulación fue enviada primero a un centro de internamiento cerca del puerto y a finales de julio al campo de concentración de Relizane, a unos 200 kilómetros al sur de Orán. “Allí nos alojaron en barracas de adobe. En cada una éramos 15 personas. Los vascos a la nuestra la llamábamos el Botxo”.

Muy pronto, las condiciones de vida en el campo se hicieron insoportables. Finalmente, Ángel salió de Orán en el vagón de un tren de mercancías con destino a Bouarfa, un campo de trabajo en la frontera con Marruecos. La travesía, de 600 kilómetros, fue penosísima: “Íbamos custodiados por soldados coloniales árabes. Nos daban de comer pan y latas de sardinas. Lo que nunca durante la guerra, en aquel tren me acordé de mi hermana Petra y se me saltaron las lágrimas”.

En medio del desierto, cerca de la cordillera del Atlas, su compañía tenía que cavar un talud de tres metros en las obras del ferrocarril transahariano. La temperatura a mediodía superaba los 40 grados. Cada trabajador tenía para todo el día una cantimplora con un litro de agua. El último destino de su compañía en Argelia fue una mina de carbón en Kenazda, cerca del campo de Colomb Bechar. Ángel evitó el trabajo de la mina porque le hicieron jefe de cocina, llevándose con él a un grupo de amigos vascos.

Tras vivir tres años en la posada española de Orán, en agosto de 1946, a bordo del petrolero Minatitlán, Ángel y su amigo Teodoro Alluntis llegaron al puerto mexicano de Tampico. Desde allí se trasladaron en autobús a la capital federal y se alojaron en una pensión regentada por socialistas bilbaínos. En la oficina de la JARE (Junta de Auxilio a los Republicanos Españoles) les dieron 300 pesos a cada uno y algo de ropa.

Una semana después, Ángel encontraba trabajo en una empresa dirigida por Martín García Urtiaga, natural de Portugalete, que antes de la guerra había sido director de Campsa en Bilbao. En esta compañía se jubiló en diciembre de 1990. “México fue mi salvación. Aunque es muy grande la distancia que me separaba de mi familia, estaba satisfecho porque aquí es donde logré organizarme y crear una familia”, resume.

Regresó a Balmaseda en 1971. El reencuentro con su cuñado Emeterio fue “algo así como volver a nacer”, se emociona. “Al charlar con él de nuestras cosas del pasado se me hacía un nudo en la garganta”. Ha vuelto en otras ocasiones; en 1978, en compañía de su esposa mexicana Mina y de dos nietos. “Conocieron a mi familia y les gustó mucho mi tierra”. En 1995, mecanografió en 130 folios unos “apuntes personales” en los que relataba su historia, memorias de un artillero que ahora salen por primera vez del ámbito familiar.

miércoles, 15 de mayo de 2013

Diario de Gaskin. Un piloto de la República en los campos de concentración norteafricanos 1939-1943


Laura Gassó, hija de un piloto republicano, que el 28 de marzo de 1939 pudo zarpar en el Stanbrook y llegar a Orán.

"Mi padre estuvo recluido en diversos campos de castigo y trabajos forzados para el Transahariano. Durante aquellos años escribió un diario.
Por casualidad descubrí fragmentos de su diario no hace mucho.
Cuando me di cuenta de que era un documento de gran valor testimonial decidí recuperarlo, transcribirlo y publicarlo.
Rafa Arnal de L’eixam edicions ha confiado en el proyecto y ha editado el libro".

Para adquirir el libro: 

jueves, 13 de septiembre de 2012

El Stanbrook, los últimos exiliados de la República

 
Desde el Puerto de Alicante, último reducto del régimen republicano, zarpó el último barco con exiliados con un pasaje de 3.028 personas. Su destino fue la costa de Orán. Muchos de ellos acabaron en campos de concentración franceses en Argelia y, después, luchando por la liberación de Francia en la División Lecrerc.

Público.es - Alejandro Torrús - Madrid - 08/09/2012
Helia González tenía cuatro años y tres meses el 28 de marzo de 1939. A pesar de su corta edad en aquel momento y de sus 77 años actuales, recuerda cada detalle de todo lo que sucedió durante aquellos días: los últimos suspiros de la República. Las tropas de Franco avanzaban desde Almería con destino Alicante, mientras que las columnas de Mussolini llegaban por el norte. Alicante estaba acorralada. Decenas de miles de personas iban llegando al puerto para escapar de lo que se convertiría en una ratonera. Helia consiguió entrar en la última vía de escape junto a su familia : el Stanbrook. “Nada más salir comenzaron a caer bombas donde estaba atracado el barco. Eran los italianos”, recuerda Helia a Público.
 
Con la dimisión del presidente Azaña, la huida de la flota republicana en Cartagena y la sublevación del coronel Casado en Madrid que había provocado la caída y el exilio del Gobierno de Negrín, los puertos de la costa levantina -y en especial Alicante- se convirtieron en la última esperanza de todos los combatientes republicanos, o simpatizantes, que pretendían huir de España para escapar de la represión. A lo largo del mes diferentes navíos como el Marionga o el African Trader zarparon rumbo al norte de África, así como numerosos barcos pesqueros que partieron desde los puertos de El Campello, La Vila Joiosa, Santa Pola y Torrevieja.
 
El padre Helia llegó el mismo día 28 de marzo del frente de batalla. Vivían en Elche. Su padre llegó alterado y ordenó a todos que había que huir. Las tropas de Franco y Mussolini estaban llegando. “Recuerdo cómo mi madre preparó una tortilla de patatas con un solo huevo para los cuatro. Era la única comida que teníamos y la tuvimos que compartir en el barco con otra familia que no tenía absolutamente nada”, cuenta Helia.
 
La familia de Helia llegó a Alicante al anochecer. En unas horas, a las 23 horas, zarparía el penúltimo barco del exilio. Unos minutos después lo haría el Marítime, con 32 autoridades republicanas de la provincia, dejando ya en los muelles a una multitud desesperada, atrapada en la ratonera del puerto alicantino. En el Stanbrook, un viejo carguero inglés comandado por el capitán Archival Dickson, 3.028 personas, entre ellos 147 niños, encontraron una salida. Otras decenas de miles no encontrarían esta salida.
 
El escritor Eduardo de Guzmán, que quedó en el puerto, escribiría en su cuaderno: “Continúan los suicidios. En la parte exterior del muelle dos cadáveres flotan junto al rompeolas. Un individuo que pasea por el muelle con aparente tranquilidad se pega un tiro en la cabeza. Otro muchacho se pega un tiro y la bala después de atravesar su cuerpo hiere mortalmente a un viejo de pelo blanco. Dos días más y el fascismo no tendrá nada que hacer porque nos habremos matado todos”.
 
22 horas de viaje
Con más del doble de pasajeros de los permitidos, el Stanbrook zarpó rumbo a Orán. Helia recuerda como el capitán Dickson, el único que se apiadó de los vencidos, permitió que entrara todo el mundo posible al barco desobedeciendo las órdenes de seguridad y ordenó a los presentes que nadie se moviera durante el viaje por peligro a desestabilizar el barco. “El trayecto fue infame. Llovió y no teníamos con qué cubrirnos. Tampoco podíamos ir al aseo. La embarcación tenía solo dos aseos y éramos más de 3000,y allí se había refugiado un montón de gente. Hice mis necesidades en la cubierta”, rememora.
 
A bordo del barco también estaba el abogado José Escudero, gobernador civil de Salamanca, Zamora y Granada a lo largo de la II República. Su nieto, Paco Escudero, ha recuperado parte de su memoria en la obra Pasajero 2.638. Nada más desembarcar en Orán, José escribió una carta a su mujer describiendo el viaje:
 
“A las 22 horas de salir llegábamos a Orán y en un puerto hemos pasado los 8 peores días de mi vida. Pasábamos el día y la noche como borregos, unos encima de otros, sin comida apenas, con agua escasa. ¡Un horror! Anteayer desembarcamos unos cuantos, ayer lo hicieron otros y hoy y en días sucesivos terminarán con los que quedan”.
 
Destinos múltiples
La suerte de los más de 3000 pasajeros fue muy dispar. Las autoridades francesas comenzaron una caza de comunistas que tendría por objetivo reclutar en campos de concentración a aquellas personas que consideraban revolucionarias. El diputado francés de extrema derecha Albert Sedró llegó a pedir en el Parlamento que mandaran a los portadores del germen revolucionario a una isla al fondo del Pacífico.
 
Dos mil refugiados fueron obligados a construir las vías del tren transahariano
Miles de españoles acabaron en campos de concentración con el objetivo de construir el imposible tren transahariano. Proyecto francés que arrancó en la I Guerra Mundial con presos alemanes como mano de obra y que continuaría al borde de la II Guerra Mundial con la mano de obra española.
 
El investigador José Aurelio Romero ha recopilado la vida de Ramón Vías, miembro del pasaje del Stanbrook, que terminó en un campo de concentración. “Estuvo en celdas de castigo y se erigió en dirigente de la oposición dentro de los campos, por lo que fue condenado a muerte por los franceses”, cuenta Romero a Público. Afortunadamente para Vías, la II Guerra Mundial ya había comenzado y los estadounidenses llegaron al norte de África para luchar contra el régimen frances títere de Hitler, la Francia de Vichy.
 
“Tras su liberación viajó por Túnez hasta que consiguió entrar en patera a España por Nerja en un viaje de dos noches y un día. Se refugió en las montañas de Málaga donde trató de reunificar a los guerrilleros”, relata Romero. Dos años más tarde, Vías fue detenido por el régimen de Franco y encarcelado en la prisión de Málaga, de donde consiguió escapar pocos días después.
 
“Como Vías tenía el cuerpo destrozado de las palizas recibidas en prisión no pudo refugiarse en las montañas. Se quedó en una chabola en las afueras y a los 25 días la Policía lo pilló. Cercaron la casa. Lo mataron a él, a sus dos escuderos y al dueño de la casa”, señala.
 
De comerciante a artista en Argelia
José Escudero tal y como relata en su carta fue a parar a un antiguo almacén de trigo junto a otros centenares de refugiados donde pudo “lavarse y afeitarse”. En este punto la familia perdió el contacto con él. Sólo saben que viajó hasta París y de ahí a México, desde donde retornó a España en el año 1951.
 
Helia y su familia sobrevivieron en Argelia como actores en un compañía de teatro
Helia fue a parar junto a su madre y su hermana de apenas unos meses a la cárcel del cardenal Cisneros. “Allí siempre escoltados por la guardia de senegaleses, nos ducharon y nos desinfectaron. Luego nos llevaron a un lugar cercano que era una especie de colonia para colegiales. Aún estaba en construcción y a menudo había explosiones para sacar piedra de la tierra. Con cada explosión cundía el pánico”, recuerda.
 
Tiempo después, un familiar de su madre que había emigrado a Argelia antes de la guerra fue a recogerlos y la familia se trasladó a la ciudad de Sidibel-abbesh. “Solamente se podía salir de los campos si alguien iba a buscarte. Conocimos a una señora muy mayor, madame Martínez, que consiguió sacar a todos los Martínez alegando que eran todos hijos suyos”, rememora.
 
El destino tendría depararía una sorpresa más para la familia de Helia. En Argelia operaba una compañía de teatro español que había quedado dividida en dos, como España, tras el golpe de Estado de los militares. “La compañía estaba formada por dos familias. Los Salgueron se volvieron a España y la familia Pineda vino a buscarnos para completar la compañía”, apunta.
 
Los siguientes ocho años Helia y su familia recorrieron cada una de las poblaciones de Argelia con la compañía de teatro español. “No iba al colegio, ni tenía casa fija. Viajábamos en carros, a pie o en autobuses cargados hasta la baca. Actuábamos en patios de colegio, en las salas de bar, en los patios de las casas, etc.”, señala esta señora, que recuerda que la obra que más gustaba al público era Tierra Baja de Angel Guimerà.
 
En julio de 1949 la familia consiguió regresar a España y rehacer su vida. Tras la decepción de que el fin de la II Guerra Mundial no trajera la democracia en España, Helia recuerda como su padre vivía con la ilusión de que la muerte de Franco trajera “nuevos aires a España”. Su padre vivió para ver a Franco morir, pero pronto se dió cuenta, recuerda esta mujer, que la democracia “no cambiaría nada”. “La cosa estaba atada y bien atada”, sentencia.
 
La liberación de Francia
De los campos de concetración de españoles en el norte de África salieron los republicanos de la nueve, un pelotón que se unió a la División Lecrerc. En el verano de 1944 esta división llegó a Francia y tras diversas incursiones consiguió llegar a París. El 24 de agosto de 1944 la 2ª División blindada comandada por el general Leclerc, recibe la orden de avanzar hacia París. El grueso de su compañía, la novena del tercer regimiento de marcha del Chad, la formaban republicanos españoles que habían estado en los campos de concentración de Argelia, muchos de ellos también pasajeros del Stanbrook.
 
El teniente Granell y sus hombres liberaron París con Madrid en la memoria El teniente Amadeo Granell, pasajero 2.073, capitaneó la avanzadilla que entró en París con vehículos semiblindados bautizados con nombres como la guerra de España. Llegó a la plaza del Ayuntamiento y anunció a los parisinos refugiados en el Consistorio que eran una avanzadilla de la División Lecrerc.
 
“La plaza se había llenado de gente. Se cantaba, se daban vivas extentorias, se bailaba, nos besaban. Lloraban de alegría. Era la libertad. Jamás me he sentido tan emocionado. Se entonó una marsellesa, yo quise cantar pero no pude. Se me puso un nundo en la garganta. No quería pestañear para que las lágrimas que se me agolpaban en los ojos no se me derramaran sobre las mejillas. País liberado, ¡qué alegría! Yo sin poderlo evitar pensaba en Madrid y en España.
 
El 25 de agosto De Gaulle presidió el desfile de la liberación. Las banderas de la República española estuvieron presentes en la ceremonia. Después, La Nueve fue hasta Alsacia y Lorena y marchó hacía el escondite de Hitler, pero ya no estaba allí. El nazismo ya había sido derrotado. Los pensamientos de estos soldados se dirigían a España y el franquismo. Pero la esperanza pronto se tornó frustración y las promesas cayeron en el olvido. El espíritu de la liberación llegó hasta los Pirineros.

viernes, 30 de marzo de 2012

El documental de La 2: Cautivos en la arena


Viernes 30 de marzo a las 22.00h.

Una historia en el exilio. CAUTIVOS EN LA ARENA es un documental de producción propia que refleja la odisea de unos españoles republicanos desde su huída a África hasta su entrada triunfal en París como vencedores de la Segunda Guerra Mundial y del régimen nazi de Hitler.

Esta historia del exilio español (rescatada de un documental en dos partes del año 2006) retrata la dramática y desconocida historia de unos españoles que horas antes de acabar la Guerra Civil española embarcaron rumbo a Argelia. Allí fueron vistos como enemigos y bajo el régimen francés pro-nazi vivieron exiliados y castigados.

Las mujeres fueron llevadas a una antigua cárcel y los hombres fueron deportados a un campo de concentración en pleno desierto del Sáhara donde se les obligó a construir un ferrocarril. La intervención de las tropas aliadas cambió la suerte de estos españoles republicanos pero no así el sino de nuestro país.

CAUTIVOS EN LA ARENA incluye testimonios de algunos de los supervivientes de esta heroica y fascinante historia.

Un documental de Joan Sella y Miguel Mellado
Producción: Ángel Villoria
Imagen: Ramón Pazos
Sonido: Christian Marín y Marc Forch
Edición: Enric Ferrés y Santiago Hernández